mercredi 21 mars 2012

Petit Bonhomme d'engueulades



Lui : "Bonjour chérie, ça va ?"
Nous : "A toi de me le dire !?!"

Hop, la bombe est lâchée, dans 5…4…3…2…1…une engueulade va surgir.

La raison? 
Ben, disons qu'au moment où on a lancé cette petite attaque passive-agressive, on ne sait pas encore trop la raison qu’on va pouvoir utiliser pour justifier cette envie soudaine de dispute. 
Mais on sait aussi qu’on est laaaaaaaarge, et qu’on va pouvoir meubler, le temps de trouver une excuse « valable », ou s'en sortir sans donner de raison (soyons fantaisistes). 

Lui : "Qu’est-ce qu’il y a ? Ça va pas ? "

Nous, « habiles » (…) : " Attends, c’est tout ce que tu as à me dire ? "ça va pas ?" (Prononcer cette phrase en le singeant et en prenant une voix un peu débile, être le plus injuste possible). Si tu prenais le temps de m’écouter au lieu de (quelques idées génériques): 
  •  jouer au foot (même si c'est pas vrai, ça donnera un petit coup de starter à l'engueulade)
  • boire des bières avec tes copains (important de déposer la balise des copains à ce moment-là, ça pourra toujours servir de tremplin si on est à court d’arguments)
  • faire la vaisselle (si vous choisissez celle-ci, alors il faut enchaîner vite et ne surtout jamais lui laisser le temps de répondre, sinon c’est pour votre pomme)
Enfin bref, "si tu prenais le temps de m’écouter donc, tu ne me poserais pas la question. J'HA-LLU-CINE." (prendre un ton un peu théâtrale, ça passe).

Lui : "Mais quoi ? T’as un problème?"

Nous, agacées (et toujours théâtrales) : "Moi ? Un problème ????!!!! non mais là, c’est le pompon (et ce qui est génial, c’est qu’on peut se permettre d’utiliser des expressions ridicules, car il a bien compris que « là c’est pas le moment », et donc il ne peut pas se moquer). Je vais pas te faire un dessin non plus
Les points de suspension sont importants et dans la vraie vie on les images par un enchainement simple et bluffant de 3 mouvements : 
  1. je lui tourne le dos
  2. je m'éloigne de lui pour être hors de son champ auditif
  3. je bafouille des "moi…un problème…blabliblabla…de toute façon c’est toujours pareil…blibloubla…j’hallucine…ah ben pour les copains (placé), ça c’est sur que blabla…il est gonflé…naninabla"…ATTENTION à ne pas trop articuler afin que les « blabla » se fondent dans la masse de vos lamentations 
Lamentations injustifiées, admettons-le une fois pour toutes...(pourvus que mes ex ne me lisent pas).

Bravo, votre bombe a pété. 

Il pense qu’on est folle (ça c'est son opinion personnelle), on rebondit sur les derniers mots de chaque phrase commençant par une voyelle (gymnastique difficile, mais c’est aussi l’occasion de muscler son cerveau), on s’indigne, on s’insurge, on "j’ai même pas envie d’en parler" mais on "non mais j’ai pas fini, reviens", et puis des fois il en a marre "c’est toujours pareil avec toi", et il nous insulte d'avoir nos règles (comment il a deviné ????), et puis on lance au hasard des "je suis pas ta mère", "y a que ton boulot", "offre moi le petit sac entouré page 34 dans mon Cosmo" (il est perdu, c'est le moment de tenter des messages subliminaux, des fois ça marche), on le distrait un peu "calme toi mon chéri, je t’aime on va pas s’engueuler"…


une telenovela sympa et moderne


Ouf, ça y est. Et même pas eu besoin de trouver de raison...Joli coup de maître.
On s’excuse sur l’oreiller (enfin officiellement « on lui pardonne », mais nous on quand même désolées en cachette) et la vie reprend son cours…

C’est typiquement féminin, peut-être, et c’est dur de l’admettre en public, mais c’est vrai que régulièrement (tous les 28 jours environ) une petite engueulade, ben ça défoule, on se sent vivante, on check si l’autre tient à nous, on se fait peur. C’est un peu comme dans les telenovelas mexicaines…


Et puis même que des gens très très intelligents ils sont d’accord pour dire que le plus gros ennemi du bonheur, après le malheur, c’est l’ennui (Arthur Schopenhauer).

Donc, pour le bien-être de notre couple (oui on n’est pas des égoïstes, pas comme toi, blablabla, copains, bière, non mais c’est le pompon…oups pardon, j’étais relancée), ben il faut bien faire des efforts et créer des problèmes, un peu d'huile de coude, on n’a pas le choix....ET BIEN SI on a le choix !

Pour la somme modique de 1$ (ou 1€ j’ai pas compris la monnaie), on peut tout simplement s’acheter un petit problème. 
"Canon" me direz-vous. 
Madame a bon goût, car OUI tout-à-fait, c'est "canon"
Regardez ce petit bijou www.needaproblem.com.
Tout en Anglais (oui je sais que j’enchaine 2 posts pour les english speakers, mais je pouvais pas résister de partager cette trouvaille avec vous…et pour les petits gourmands, n’hésitez pas à changer la langue en allemand, parce que c'est made in Germany).

Donc comme je l’ai dit (mais tu ne m’écoutes jamais, toujours pareil, blablabla), on peut acheter 5 types de problèmes, du plus simple (à 1 « sou ») au plus compliqué (5000 Francs CFP…je vous fais voyager un peu, c'est gratos).

Et après, vous devenez "complètement addict". Si je vous jure, regardez ce témoignage, je pense que c'est pour de vrai (il est en homepage quand même).


Et ce n'est pas tout, vous pouvez aussi devenir « le roi des problem solvers », et entrer dans le top 10 (mais attention, il faut être bon, très bon, et résoudre des problèmes et des problèmes avant d’arriver à ce niveau de compétence....et donc $€£$£$€€$).
Idée cadeau également, on peut offrir des problèmes à ses amis.
 
Enfin un site qui va vous offrir la paix des ménages.
Voilà, vous êtes conquis…Hein, vous l’êtes? 


PS: Non, je n’ai pas oublié de vous donner des exemples concrets de «problèmes » proposés par le site, car le site lui-même n’en propose pas. Parce que le concept seul suffit à convaincre et parce qu'un bon produit se vend par lui même...
(j'avais envie d'une fin solennelle)  Au revoir
 





mardi 6 mars 2012

Petit Bonhomme de "pourquoi il rappelle pas?????"


On s’est connus, on s’est reconnus, on s’est perdus de vue, on s’est reperdus de vue,…

Y a que dans les chansons que c’est romantique de « se perdre de vue ».
Parce qu’aujourd’hui, se perdre de vue ça fait partie des choses qui n’existent pas comme : 
- Porter des chaussettes blanches
- La mayonnaise allégée
- Avoir 30 ans
- La marque Desigual
- Arriver en avance à un rendez-vous
- Prendre une salade au macdo
- Les sacs Nat et Nin en soldes
- Google +

« Se perdre de vue » c’est impossible
Même au fin fond du Turkmenistan (exemple aléatoire), on ne se perd pas de vue. 
Pourquoi ? Parce qu’on a les technologies de la téléphonie mobile, les réseaux à caractères sociaux, les internets en général, ouatssape, squaïpe, émessène, linequedine et autres marmitons…
Si on n’est pas malin et qu’au moment de quitter la personne on a (trop bu) oublié de lui donner notre identifiant social (nr, fb,…) alors on peut toujours lui faire une vidéo sur Youtube pour lui chanter notre amour, ouvrir une conversation sur un forum type doctissimo qui s’intitule « je te cherche depuis des mois, des larmes de sang coulent tellement je t'aime, où es-tu? » (se préparer mentalement à ce qu'un internaute vous réponde que vous avez un cancer ou une maladie orpheline), mettre une petite annonce sur vivastreet, etc…


Bref, se perdre de vue, ça n’existe pas.
« Se perdre de vue » aujourd’hui ça se dit « pourquoi-il-me-rappelle-pas-pourquoi-hein-pourquoi-c'est-parce-qu-il-a-peur-d-être-trop-amoureux-de-moi-ou-alors-parce-que-je suis-grosse?».


2 choix s’offrent à toi, jeune femme abandonnée et désespérée:
1) Le dénoncer sur www.monpirecoup.fr (pas fair, mesquin, vicieux, gratuit, féminin)


2) Enfiler sa cape de Super Samantha Jones et chercher à comprendre POURQUOI. Se dire que les critiques constructives sont à prendre en compte et à analyser, que ça fait grandir, que ça permet de ne pas recommencer sans cesse les mêmes erreurs…blablabla. Et hopela, cadeau, qui qu'a débarqué sur la toile? 
Réponse: www.wotwentwrong.com 
(Pour ceux qui parlent inegliche seulement euh liteul bite, ça signifie « qu’est-ce qui a mal tourné »). 
(Et pour ceux qui ont eu besoin de lire cette parenthèse pour comprendre l’url, alors inutile d'aller sur le site, car tout est en anglais).
Le principe est simple (et pas siiiiiii désespéré): demander à l’**** (comprendre « goujat ») pourquoi il n’a pas rappelé.
        


STEP 1: on dénonce le monsieur avec son nom et ce qu'il a fait (rompre par sms) ou pas fait (donné de ses nouvelles)

STEP 2: on choisit le ton du message «en mode limite nervous breakdown», « cool détente get up stand up », « à la classe américaine», « détachée, c'est juste pour une étude quali », « flippante, je t'aime et j'ai le coeur brisé mais no stress mec, il me reste un cheveu de toi que j'ai encadré »…et magie, le message se génère automatiquement 





STEP 3: on note le monsieur sur ses qualités vestimentaires, humoristiques, de kissage...

STEP 4: "send", roulement de tambours. IL reçoit le mail et en teasing on lui annonce que s'il envoie son Feedback alors il aura accès aux notes qu'on lui a donné (bon c'est pas ultra puissant comme message, mais apparemment ça suffit). Et là, bonheur, une liste de raisons de rupture s'offre à lui: dents pourries, cellulite, habitudes étranges, odeurs...





STEP 5: une étape qui fait plaisir: "allez, fais lui quand même quelques compliments"



STEP 6: il découvre ses notes et nous les reproches.



Certains diront que c’est quand même bien plus simple de demander à la personne directement…
Ça se tient...sauf que quand on l’a en face, et qu’on se prend un « ça ne peut pas marcher entre nous car tu as mauvaise haleine, que mes amis te détestent parce que tu es raciste et pas drôle et que pour une grosse personne comme toi, tes seins sont vraiment minuscules » et bien d'une part on ne peut pas se cacher pour pleurer (le coup des yeux qui coulent à cause du pollen ça ne marche qu'au printemps et seulement si on ne s’effondre pas) et qu’en plus en l'entendant en live, on ne peut pas se dire que « le site a un bug, c’est sûr ». 


Et puis s'il répond toujours pas, alors c'est soit qu'il a peur d'être trop amoureux, soit que vous être vraiment grosse.
Nous ne voyons pas d'autre explication...


dimanche 7 novembre 2010

Petit Bonhomme de Bro Code


J'ai eu aujourd'hui une conversation très intéressante avec mon ami anglophone, J., concernant les hommes et les femmes. Voici un extrait:
J: oh my god, les femmes, vous êtes so complicated
moi: non c'est vous
J: non je trouve que c'est vous
moi: non
J: si
(La version intégrale de la conversation est à télécharger sur www.boring.com, le site le plus ennuyeux du web)

Oui, bon c'est vrai que quelque fois nous sommes floues sur nos envies.
"La Saint-Valentin c'est surfait, c'est juste pour vous forcer à acheter des roses 5 fois plus chères que la normal"...il faut comprendre "par contre le petit sac que je te montre depuis des mois en vitrine, lui il est toujours au même prix"
"Tu veux que je repasse ta chemise bleue?" = "Brûle moi immédiatement cette chemise saumon"
"Je vais en ville, j'ai besoin d'un jean" =  "je vais acheter 2 paires de chaussures et 3 robes"

Et puis de temps en temps on se contredit peut-être
"tu ne me regardes pluuuuuuuuuus" vs "arrête de me fixer comme ça, je suis fatiguée et pas maquillée..."
"Chéri, coach moi, il faut que je perde du poids" vs "non mais tu rigoles? comment ça tu m'interdis de manger du chocolat? c'est très macho ça...pour le coup, j'en mangerais 2 fois plus, non mais!"
"Tu me dis jamais que je suis jolie?" vs "Pfff y a que le physique qui compte pour vous"
"Raconte moi ta journée, c'est important de partager ça" vs "attends, tu viens de sortir du travail, t'as pas autre chose à me raconter que le taff, le taff et le taff?"

Enfin, nous sommes pleines de théories et de principes:
"pas le premier soir", "attendre 3 jours pour le rappeler", jamais mettre de violet et de vert le même jour"...

Bon oui mais une fois que ces principes sont compris, après c'est velours pour vous, facile, un peu comme monter un meuble ikea (à venir un post "pourquoi les hommes ne savent pas toujours monter les meubles ikea?")

De notre coté, je trouve que vous ne nous facilitez pas la tâche, car derrière une apparente simplicité déconcertante "sexe, bières, copains, foot" se cachent une série de choix freudiens "ma copine ou mes copains ce soir?", des déceptions "on menait à 2-1 et bam, but à la dernière minute" et surtout de réels paradoxes comme "je t'aime mais nous devons rompre", "si j'avais pas de petite copine, je t'inviterais bien à dîner...disons mardi chez moi?" ou "j'ai passé une excellente soirée, tu es une fille exceptionnelle, je veux à tout prix te revoir" suivi d'un incompréhensible mutisme téléphonique...

Alors oui, vous me direz que je me plains pour rien car effectivement aujourd'hui cette fissure dans les relations hommes-femmes creusée par l'incompréhension réciproque est colmatée par la spatule de Barney Stinson (How I met your mother) dont le "Bro Code" (code de la l'amitié avec les règles à suivre) agit comme une pâte mastic étanche soudant durablement hommes et femmes (j'arrête immédiatement cette métaphore du bricolage).
Les femmes découvriront ainsi des basics masculin tels "qu'il aime le sport ou pas, un Bro aime le sport", "un Bro a le droit de faire des choses stupides, si ses amis le font aussi" etc...
Et pour que nos chers hommes ne soient pas en reste, voici un portrait récapitulatif de ce que cherchent vraiment les femmes...pas d'excuses maintenant, vous serez tous des princes charmants!

vendredi 17 septembre 2010

Petit Bonhomme de Premier Rendez-Vous

Pour un premier rendez-vous, chacun gère la pression à sa façon.

Souvent ça commence par un
ELLE: "que vais-je bien pouvoir mettre?"
LUI: "et si je faisais un petit plongeon dans la bouteille de parfum histoire de me détendre".

Puis ça continue avec
ELLE: "ouf je n ai que 5 min de retard"
LUI: "et en plus elle sourit...elle se rend pas compte que j ai faim moi?"

Ça blablate, ça se draguouille, touchage de cheveux pour l'une, pauses viriles pour l'autre. Tout est en ordre...
Quelques moments magiques* (voir def plus bas) plus tard, c'est le flash control, le flex touch, c'est le bisou quoi!
Et ensuite on fait quoi?

La règle numéro 1, c'est d'envoyer un feedback
La règle numéro 2 est de ne jamais pas envoyer de feedback.
L'homme est chargé de faire le premier pas...(c'est injuste).
Il est convenable d'attendre une petite heure histoire de ne pas se laisser envahir par ses émotions et de rester très clair dans son message (et éviter les messages flous et incomprehensibles comme "merci pour mon invitation, tu dors? j'ai plus de batterie sur mon portable") . 
Souvent un simple "merci pour cette soirée. je t'appelle demain. bonne nuit" suffit à faire rêver votre dulcinée.

Alternative: "je ne prends pas ton numéro mais rendez vous demain à telle heure". Très romantique et excitant. Sauf quand on tombe sur mon cher ami PP (tu es mon idole mon lapin) qui utilise cette technique afin de ne pas revoir la personne sans avoir les inconvénients des appels téléphoniques désagréables. 

* moment magique: se dit d'un laps de temps durant entre 15 et 30 secondes en moyenne au cours duquel 2 personnes deviennent subitement très intelligentes. Il se caractérise en général par une succession de gestes ridicules et maladroits allant du jeté de cheveux dans l'oeil de la personne opposée jusqu'à l'"écrasage" de pied. Ce dysfonctionnement comportemental est majoritairement dû au fait que la règle d'or du "moment magique" est d'envoyer des signaux gestuels sans jamais quitter la personne des yeux...ce qui ne permet pas d'avoir une vision claire et précise de l'amplitude maximum à donner à ses mouvements. Ce moment précède le baiser, et est loupé en moyenne 3 fois avant de connaître le succès. Attention: un moment magique doit être naturel et jamais mis en scène sinon l autre peut vite prendre peur de votre regard fixe et immobile.

vendredi 3 septembre 2010

Petit Bonhomme by night


Lors d'une excursion nocturne dans le milieu naturel de l'homme, j'ai pu m'approcher hier soir de quelques spécimens absolument pas en voie d'extinction. En meute, ils défilent dans les allées, la rue c'est leur jungle, le sexe opposé sera leur proie et leur cri de guerre le sifflement (ou un autre bruit indéterminé ressemblant à l'inspiration d'un asthmatique en plein effort).
Des "manmoizelle" et "claque ton 06" fusent au hasard des ruelles. Les auteurs ne se montrent que rarement. La cible est souvent très floue. Ça pourrait être vous l'élue, tout comme votre amie, ou encore cette petite femme sortie promener son chien avec ses bigoudis. 

Pour eux, la nuit, tous les chats sont gris. Certaines sortiront leurs griffes, d'autres hérisseront leurs poils mais il y en a certaines qui ronronneront...
Ce sont grâce à ces dernières que j'ai compris...parce que trop longtemps, je me suis sentie insultée par les "hey coquine" (ce ne sont évidemment pas ces mots là qui sont employés)  alors que finalement il y avait juste erreur de casting. Moi j'étais juste le dommage collatéral.
Les vraies proies sont ces chattes ronronneuses (pas de sous entendus...je crois). 

Elles sont là, tout autour, elles ont souvent un passé et un maquillage chargé, des vêtements  et des intentions transparentes,...
Rien de mal, comme dirait Mr Drumond "il faut de tout pour faire un monde".


Mais à ce moment là que se passe-t-il dans la tête de l'homme?

Mise en situation:
Heure: 4h50
Lieu: la rue. et ce depuis quelques heures. il n a pas ete possible de rentrer en boite car il y a ce pote qui s'est pointé en tong, en basket ou tête "chelou".
État psychologique: frustration. Qui ne le serait pas après 6h de loose passées dans une ruelle avec ces mêmes potes, toujours les mêmes, comme la veille, comme le lendemain?
État physique: alcoolisé! Qui ne le serait pas après 6h de loose passées dans une ruelle avec ces bières, toujours les mêmes, comme la veille, comme le lendemain?
Objectif: S'en sortir...pour cela plusieurs solutions:
    - rentrer chez soit: c'est bien évidemment le mieux à faire. Et bien évidemment une solution rejetée à la source.
    - rentrer chez ses potes: une option valable...la playstation reste encore LA valeur sure de notre époque (source à vérifier)
    - rentrer accompagné: pourquoi? Pour prouver à ses potes "who's their daddy" et le reste...bref.

Cette dernière solution est celle qui sera choisie par 98% des mâles (les 2% restant s'étant endormis dans cette même ruelle). On fera bien sûr l'erreur d'ignorer son état physique et psychologique cités précédemment.

Une fois qu'on a bien remis les choses à leur place, alors on comprend mieux qu'au lieu de se vexer pour un petit mot crié à votre égard, il est bien plus convenable de saluer la performance de cet homme qui a su vaincre les éléments pour prononcer un mot ou sortir un sifflement de manière audible, et s'excuser platement de ne pas être celle qu'il espérait.

jeudi 2 septembre 2010

Petit Bonhomme de courses



"Ouai moi tu sais , faire les courses, c'est pas mon truc chérie"
La preuve que nous sommes vraiment super différents, car moi les courses, c est le ki-kiffe! C'est mille fois plus excitant que de faire des trucs vraiment sympas quand on y pense bien. Non mais c'est vrai, qui a envie d'aller boire un cocktail entre copains quand on sait que quelque part dans la ville...loin...très loin de la maison, se trouve un endroit fabuleux, dans lequel les gens te poussent, prennent ta place dans la queue de la caisse. Un endroit dans lequel tu vas pour profiter de la clim à 0ºC, pour porter des sacs bien trop lourds,...

Mais bon, quand c'est vraiment pas possible d'y échapper, c'est chéwi-chéwi qui s'y colle...
 
Et là un long processus s'enclenche:
1. le déni: "as-tu eu le temps de faire les courses chéri?" ..."non, pourquoi? c'est pas toi qui les fait d'habitude?" (merci de le remarquer au passage)

2. le refus: "écoute, je vois pas pourquoi une jambe dans le plâtre devrait t'empêcher de faire les courses chérie. Moi j'ai bien fait une lessive alors que mon match n'était pas encore fini" (faux...là fois là, vous aviez renoncé et mis vous même la machine en route)

3. la négociation: "je veux bien l'envisager, mais je dois être sûr qu'en contre partie tu les feras pendant 2 mois + vaisselle durant 3 semaines + organiser 2 apéro (bières + chips...c'est pas la mort) pour les petits copains"

4. l'acceptation: "t'as gagné mais c'est la dernière fois" (...bien essayé ceci dit)
 
5. la préparation physique: comme un écolier à sa rentrée de CP, vous devez lui préparer TOUT le matos afin de réduire son stress au minimum. 
Liste de course (avec définition wikipédia des ingrédients un peu alternatifs): ok
Jeton caddie: ok
Argent: ok
Itinéraire: ok
Sacs: ok.

6. la préparation psychologique: qui n est autre qu'un rappel incessant de ce qu'il est sur le point d'accomplir en mettant en avant le coté vraiment embêtant de la situation. 
"tu vois, ca m'arrange pas du tout de faire les courses". 
"et bien après ne va pas te plaindre que j'ai pas le temps de t'offrir des fleurs alors que je passe tout mon temps à faire les courses"

7. c'est parti: il est dans le supermarché. Vous le savez, parce qu'il vous a déjà appelé 2 fois alors qu'il n'a même pas encore eu le problème du lait demi-écrémé (en fait ce n'est pas vraiment un problème, c'est tout simplement un épisode durant lequel il vous appelle parce que "tu ne peux pas prendre du lait normal comme tout le monde???"). Durant ses courses, vous aurez reçu entre 5 et 10 appels, partageant ainsi ses craintes, ses doutes, ses réussites ("oui je voulais te dire que j'ai bien trouvé la confiture à la fraise"). 

A un moment où à un autre, il rentre à la maison, dans une humeur souvent surprenante. Des fois excessivement fier, d'autres fois dédaignant "attend ça va, c est pas non plus la mort" et d'autre fois dans un état d'épuisement total... mais souvent avec seulement la moitié des choses nécessaires (vous en entendrez parler quand il vous dira qu'il manque ci et ça...avec un air totalement détaché)

Vous avez pour votre part vécu une aventure bien trop pesante, qui vous marquera un petit moment. Entre culpabilité et exaspération vous mettrez quelques heures à reprendre le cours des choses, alors que lui, une bière à la main (bière acheté en quantité industrielle), il a déjà tout oublié.

Ah si j'étais un homme...


Je serais pas capitaine, trop de remous...pas bon pour ma virilité!

Non, moi je serais un Superman, un super mâle. Celui qui vous dit le mot papillon une fois par semaine, qui assortit ses chaussettes presque tout le temps et qui ne vous appelle pas 3 fois parce qu'il n y a pas d'oeufs au super marché...
Bref, en gros, pour ma part, si j'étais un homme...ben je serais une femme. 
On est pas super avancés du coup.

Mais après des années de critiques (pas forcement toujours constructives, mais jamais je ne l' avouerais) j'ai décidé de me glisser dans leurs baskets (beurk!) pour essayer de les comprendre un peu mieux, et peut-être changer le monde.


on me souhaite bonne chance!